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Selon l'AIE, le potentiel mondial théorique associé aux énergies renouvelables en mer représente deux à six fois la consommation mondiale totale d’énergie. La France dispose d’un fort potentiel de développement pour ces technologies, compte tenu des atouts naturels de son territoire (11 millions de km² d’eaux sous sa juridiction). La France s’est fixé comme objectif l’installation d’une capacité de production électrique en mer de 6000 MW en 2020, afin de contribuer à produire 3,5 % de la consommation d’électricité en 2020. Cette production sera assurée essentiellement par l’éolien posé en mer car cette technologie est mature. Les sources d'énergie marines sont multiples. Parmi les plus prometteuses, on peut notamment citer :

L’éolien flottant. Il s'agit d'éoliennes qui ne reposent pas sur le fond, elles sont juste ancrées. L'exploitation de cette forme d'énergie en est encore au stade de la démonstration et le début de la production est prévu à la fin de cette décennie. L'éolien flottant présente l’avantage de s’affranchir des contraintes liées notamment à la profondeur, tout en profitant de vents marins forts.

L'énergie Hydrolienne : L’exploitation de l’énergie des courants est susceptible de déboucher sur une exploitation commerciale et industrielle à moyen terme. C’est une énergie variable, mais totalement prévisible, ce qui facilite son intégration au réseau. Le site de Bréhat, au large de Paimpol, est en cours d’équipement expérimental. Néanmoins, le coût du mégawatt reste encore prohibitif, et nous sommes encore clairement au début de l'aventure !

L'Énergie thermique marine : Produite grâce à l’exploitation de la différence de température entre les eaux de surface et les eaux profondes des océans, l’énergie thermique marine est une technique particulièrement adaptée à la zone intertropicale où le gradient de température est important. Un pilote est en cours à La Réunion. Là encore, il s'agit d'un projet expérimental, encore très loin de la maturité

Pompes à chaleur en eau de mer, climatisation. Ces pompes à chaleur utilisent les capacités thermiques de la mer pour chauffer ou climatiser des locaux sur le littoral. Une trentaine de ces équipements sont installés à Monaco. Pas de production d'électricité, pour ces équipements, il s'agit juste de climatiser les locaux !

La biomasse marine, L’intérêt majeur des micro-algues est leur très grande productivité. Des verrous technologiques doivent être levés pour permettre la production à grande échelle de biocarburant. Des projets pilotes sont en cours sur des zones lagunaires du Languedoc Roussillon. Cette recherche est très prometteuse grâce notamment aux progrès du génie génétique capable de modifier les capacités de ces micro-organismes. C'est encore un peu de la science-fiction, mais d'ici 10 ans, qui sait ?

Bref, la mer recèle un potentiel colossal d'énergie (et je n'ai même pas évoqué les hydrates de méthane, un peu à l'image des gaz de schiste, qui constituent probablement un réservoir très important de gaz solide à grande profondeur). Mais le côté, très diffus de ces énergie, et la rudesse du milieu en rend l'exploitation encore très chère et aléatoire.