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Vingt ans après le Sommet de la Terre de 1992, qui a donné naissance aux conventions sur le climat, la biodiversité ou la désertification, l’édition 2012 enterre l’intérêt général pour la terre. Le Monde en a fait le gros titre « Environnement : rendez-vous manqué à Rio ». la crise, économique, financière et sociale,a relègué cette légitime préoccupation au second plan. La défense de l’environnement, d’accord, mais la défense de l’emploi, d’abord. C’est là que l’économie verte fait son apparition : et si les considérations écologiques pouvaient être des moteurs de croissance ?

L'économie verte ne se résume pas au green-washing ou à la croissance verte. Elle se fonde sur un nouveau logiciel qui reste encore à écrire. Que ce soit l'octroi de nouveaux droits de propriété privée sur les biens naturels, la création d' une nouvelle comptabilité qui verrait une dotation aux amortissement dès qu'on préleve une certain quantité de stock fini..La liste est longue, les idées ne manquaient pas, et la déception est à la mesure !

Donner un prix aux grandes fonctions écologiques de la planète - stockage du carbone, purification de l'eau, pollinisation - qui pourraient être transformées en «services écosystémiques» échangeables et valorisables ou en nouvelles marchandises globales et lucrativesEncourager la fiscalité verte et les comportements vertueux sur le plan environnemental, infliger des pénalités financières, lorqu'il existe des alternative crédible..Voilà quelques unes des pistes que l'on aurait pu creuser à Rio.

Au lieu de ça L'accord final de la conférence, très décrié, est déconnecté des enjeux environnementaux, un exercice de rhétorique ou chaque pays a sur enchérit dans la moins disance en cherchant à tout prix à ne pas s'engager à quoi que ce soit...