Le blog d'Effi21

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Les secteurs porteurs du DD

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jeudi 21 octobre 2010

Secteur 7 : recyclage et valorisation des déchets

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Rappelons que dans un monde ou l’énergie et les MP vont devenir rares et chères, le recyclage et la valorisation des déchets seront une des solutions (choisie ou imposée) au problème ! Le recyclage s'inscrit plus globalement dans la stratégie de traitement des déchets dite des trois R : un logo qui a de l'avenir, alors, autant anticiper et faire semblant de l’avoir décidé !

  • Réduire, regroupe les actions au niveau de la production pour réduire les tonnages d'objets (par exemple les emballages) susceptibles de finir en déchets.
  • Réutiliser, regroupe les actions permettant de réemployer un produit usagé pour lui donner une deuxième vie, pour un usage identique ou différent.
  • Recycler, désigne l'ensemble des opérations de collecte et traitement des déchets permettant de réintroduire dans un cycle de fabrication les matériaux qui constituaient le déchet

On distingue principalement quatre types de déchets :

Les déchets biodégradables ou compostables (résidus verts, boues d'épuration des eaux, restes alimentaires, ...) qui s'assimilent en première approche à la biomasse ; Les déchets recyclables (matériaux de construction, métaux, matières plastiques), pouvant être réutilisés tels quels dans d'autres domaines ou recyclés ;Les déchets ultimes qui « ne sont plus susceptibles d'être traités dans les conditions techniques et économiques du moment ». Eux seuls peuvent encore être mis en décharge , Les déchets spéciaux et les Déchets Industriels Dangereux (DID) qui peuvent, à la différence du déchet banal, entrer dans la catégorie des déchets dangereux et dont font partie les déchets toxiques et radioactifs.

Ces déchets sont produits par diverses sources : les ménages (faible part des déchets en Volumes, mais néanmoins les plus complexes à traiter), les entreprises industrielles et Commerciales, notamment l’industrie agro-alimentaire, le secteur du BTP et le secteur agricole.

4 maillons se distinguent dans la chaîne de valeur de la filière : les équipements de collecte, les centres de tri, les usines d’incinération et les services de recyclage.
C’est déjà à ce stade qu'il faut se positionner au niveau professionnel ! si travailler en décharge ne vous paraît pas sexy, ce n'est pas la peine de poursuivre la lecture de cet article ! Le marché de la gestion des déchets est en croissance constante depuis 2002 ; il a atteint, sur l’ensemble des activités liées aux déchets, un chiffre d’affaires de 14 Mrds d’euros, avec 100 000 personnes employées en 2008.

Notre pays a la chance de disposer des 2 leaders mondiaux de la récupération : Véolia Environnement et Suez Environnement, ce serait fou de l’ignorer ! Mais le secteur doit faire face au taux de recyclage encore insuffisant et au coût de traitement des déchets ménagers. Pour répondre à son ambition, le gouvernement a décidé des 4 actions qui doivent être entreprises en faveur de la filière :

  • Développer les filières stratégiques ou à fort potentiel encore insuffisamment exploitées (plastiques, VHU, métaux rares et non ferreux, BTP, DEEE, …)
  • Développer les technologies de tri du futur, tout en optimisant l’ensemble de la chaîne de collecte, de tri, de traitement
  • Stimuler la réutilisation de matières premières secondaires dans les process industriels de production, ainsi que le ré-emploi
  • Stimuler les nouvelles technologies de valorisation énergétique, en particulier sur les déchets fermentescibles.

L'ambition est énorme à la hauteur du défi ! La quantité de nos déchets augmente sans cesse, elle a doublé en quarante ans ! en Fance on a pas de pétrole mais on a des déchets, aujourd’hui, chacun d’entre nous produit 353 kg de déchets par an et ce chiffre est en constante augmentation.

Être capable de les valoriser est un défi (parmi beaucoup d'autres) pour les générations futures. Ça vous tente ?

samedi 16 octobre 2010

Secteur 6 : captage, stockage et valorisation du CO2

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Avant dernier post dans le cadre de notre série sur Les filières industrielles stratégiques de l’économie verte : La séquestration et le stockage de carbone (CSC) .

Les amis, vous l’avez compris, la cure de désintoxication aux énergies fossiles, ce n’est pas pour demain ! On va encore brûler du pétrole et du charbon pendant quelques années, en attendant « l’économie bas carbone » prédite et souhaitée par notre cabinet. Le minerai noir va sans doute avoir un rôle de premier plan dans les années à venir. Les réserves sont encore importantes (on parle de 200 ans ) et celui-ci, va sans doute assurer la douloureuse transition vers ce nouveau monde !

Le titre d’« or noir » sera bientôt remis en jeu par le minerai des mines de nos grands père, pourtant le pire ennemi du climat ! Rappelons ici que les chinois, pour faire face à une croissance à 2 chiffres construisent 2 centrales thermiques électrique par semaine et que ce qui est émis là bas finira par venir ici, et oui la terre tourne et l’atmosphère est un système ouvert ! le charbon, ça fume et ça pollue encore plus que le pétrole.

C’est là que les ingénieurs ont eu une idée simple: si le dérèglement climatique est dû – entre autres - au relâchement de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, pourquoi ne pas capturer le gaz fautif et l’enfouir profond sous terre plutôt que de le relâcher dans l’atmosphère ?

Vous avez tous fait ça en passant le balai ? un petit regard à gauche, à droite…il n’ y a personne ?...et hop, on soulève le tapis et le tour est joué

L’idée est simple oui, du moins, a priori... Car la technique est plus complexe qu’elle n’en a l’air et n’est pas encore totalement maîtrisée.

La filière du captage, stockage et valorisation du dioxyde de carbone (CO2) regroupe 3 briques : Il s’agit du captage du gaz issu des grandes centrales thermiques et des unités industrielles, de son transport puis de son stockage.

A noter que le CO2 transporté peut être utilisé à d’autres fins : il permet en effet de stimuler le rendement en pétrole ou en gaz d’anciens gisements. Ces trois étapes font également office de segments de marché. Pour sa part, la valorisation du carbone se développe notamment dans l’agro-alimentaire et pour la production de biocarburants, ainsi que dans le cadre de la chimie du carbone, comme matière première dans les procédés de la chimie organique, à la place du pétrole et du charbon.

Même la CSC est loin d’être au point. Selon le roupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC), la technologie ne sera disponible à grande échelle qu’en 2030 et fiable... qu’en 2050. En attendant, la France s’est lancée dans la recherche. 3 projets sont sur les starting blocks :

  • Total à Lacq (Pyrénées Atlantiques)
  • Veolia Environnement à Claye Souilly (Seine et Marne)
  • Arcelor Mittal à Florange (Moselle)

Même si cette techno ne sera pas prête à temps pour éviter les pires impacts des changements climatiques, même si elle gaspille l'énergie et réduit l'efficacité des centrales, même si elle coûte très cher et enfin même si elle présente de nombreux risques encore difficiles à modéliser faute de connaissance suffisante Il est impossible que cette techno ne soit pas utilisée pour garantir le fameux facteur 4.

Messieurs les ingénieurs : A vos crayons !

jeudi 7 octobre 2010

Secteur 5 : bâtiment à faible impact environnemental

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Retroussez vous les manches, il y a du boulot... plus que de bras disponibles !

Vous le savez, Les émissions de GES peuvent se résumer à « comment je mange, je consomme, je me déplace » et « le comment j’habite » pèse plus de 40 % de l'énergie finale et contribue pour près du quart aux émissions nationales de gaz à effet de serre.

Le Grenelle de l'environnement a prévu de généraliser le concept de Basse Consommation dès 2011 pour les bâtiments publics et tertiaires et à compter de 2013 dans le résidentiel. Autrement dit, les permis de construire déposés à compter du 1er janvier 2011 pour les bâtiments publics et tertiaires et du 1er janvier 2013 pour le résidentiel devront présenter une consommation d'énergie primaire inférieure à 50 kilowattheures par mètre carré et par an en moyenne. Ce qui représente deux fois moins que ce qui se fait à l'heure actuelle ! Jusqu'à présent, les différentes réglementations exprimaient la consommation à respecter par rapport à une consommation de référence calculée à partir du projet. L'objectif en kWh/m2 dépendait ainsi de nombreux paramètres propres au projet comme la forme du bâtiment ou les détails des installations. De ce fait, la consommation en énergie primaire à respecter pouvait varier fortement, aujourd’hui cela change, puisque les logiciels doivent modéliser le comportement spécifique de chaque bâtiment.
Construire économe coûte plus cher (on estime que le sur coût est de 10 à 30 %) mais les gains énergétiques actualisés compensent l'investissement initial et la notion de coût global intégrant la période d’utilisation démontre l'interet économique. Sans compter qu’à la revente ou à la location, les épaves énergétiques seront dures à écouler ! (green value)

Car cela ne concerne pas que le neuf !

L’autre enjeu repose sur les chantiers de rénovation, puisque l’ambition est énorme, car avec en moyenne 300 000 logements construits annuellement, le taux de renouvellement du parc ancien par le neuf est inférieur à 1 %. L’enjeu de la rénovation est donc essentiel pour faire baisser sensiblement l’empreinte écologique de ce secteur dans les années à venir. A l’occasion du Grenelle, les experts ont identifié 30 millions de logements qui sont concernés par cette rénovation énergétique.

La marche est très haute pour les professionnels et cela provoque une petite révolution sur les chantiers, bureau d’études et tous les professionnels du secteur

La nouvelle réglementation thermique, nommé RT 2012 pour les intimes génère une nouvelle approche pour la conception des bâtiments, leur exécution et leur utilisation.Les professionnels seront-ils prêts ? La est toute la question Comme toujours, le facteur limitant sera le PFH , ceux qui connaissent notre blog n’auront pas besoin d’explications, j’encourage les autres à nous lire davantage !

Neuf ou ancien, le chantier est titanesque et là pas de délocalisation possible, La filière du bâtiment, avec 310 000 entreprises et 1,3 millions d’emplois, est l’un des moteurs de la croissance. Elle est constituée d’un tissu industriel diversifié avec des groupes internationaux présents sur toute la chaîne de valeur de l’efficacité énergétique dans le bâtiment et un tissu dense de PME et TPE présentes sur tout le territoire. Du fait de sa taille, la filière souffre néanmoins d’une forte fragmentation et d’une inertie dans le changement des pratiques, qui se manifeste particulièrement dans la formation aux nouveaux enjeux de l’efficacité énergétique dans le bâtiment. Si j’étais étudiant, je m’y intéresserais fortement car ce secteur porte beaucoup d’emplois pour aujourd’hui et pour demain.

Il existe de grandes entreprises industrielles, de fournisseurs de solutions de construction, de rénovation, d’efficacité énergétique (produits, équipements, systèmes, solutions, services d’efficacité énergétique) sur l’ensemble de la chaîne de valeur du bâtiment sur notre territoire et toutes profiterons du boom du bâtiment BBC

Citons par exemple : - Produits de construction (Saint- Gobian, Lafarge, Vicat) - Exploitation énergétique (Dalkia, Cofely) - Equipements (Schneider, Legrand) - BTP (Vinci, Bouygues, Eiffage) - Ingénerie et de la mesure – smartmetering (SPIE), fabricantsde logiciel de simulation energétique

Le phénomène nouveau aujourd’hui au niveau planétaire, c’est l’urbanisation massive. Plus de la moitié des habitants de la planète vit en ville. Au cours des dernières générations, on a construit un volume de bâtiments égal à tout ce qui a été édifié depuis le début de l’humanité. Tous les gens qui travaillent sur l’environnement savent que l’on aura beau faire les immeubles les plus performants au monde, cela ne réglera pas la question de l’existant. Or, c’est là que se trouve le principal gisement de perte énergétique.

Le chantier est énorme, sans tout transformer en bouteille thermos. Il existe plein de petites solutions pour commencer à faire des choses : mettre des robinets thermostatiques, changer les fenêtres, isoler par l’intérieur… avec beaucoup d’intelligence et très peu d’argent, on parvient souvent à économiser 100 kWh/m2 d’énergie par an, peut-être qu’il faut commencer par là…vous connaissez le dicton, les petites rivières font... des grandes quantités de kWh/m2 d’énergie économisés !

dimanche 3 octobre 2010

Secteur 4 : l' éolien off-shore

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La filière éolienne, se subdivise en 2 segments : l’éolien terrestre, segment historique et mature, pesant plus de 95% du marché et l’éolien maritime qui en est à ses balbutiements, mais perçu comme très prometteur en termes de croissance.

Ce marché demeure très concentré puisque les cinq premiers acteurs mondiaux, dont 4 Européens, détiennent près de 90% du marché ; aucun acteur français ne figure dans le top 10 mondial. La France n’arrive qu’en 7ème position mondiale dans la capacité éolienne installée (4ème rang européen).

Toutefois, la réalisation de l’objectif du Grenelle doit permettre la création d’une véritable filière industrielle, représentant plusieurs dizaines de milliers d’emplois. La France souhaite avancer des pions sur des segments de niche : l’éolien offshore et les turbines de très grande puissance (5-10 MW).

Coté railleurs, vous connaissez les arguments : « c’est pas beau, ça fait du bruit et ça ne fonctionne que 20% du temps ! » (en pratique, il est compris entre 20 % et 70 % selon les sites, et le plus souvent entre 25 % et 30 % !) Et bien, L’éolien off shore répond presque à tout : Peu d'impact sur le paysage, le bruit ne dérange que les mouettes et en mer le rendement passe à 50 % , à titre d’exemple une éolienne de type « 5MW offshore » produit plus de 15 GWh d'électricité par an, soit assez d’électricité pour permettre à 10 000 voitures électriques de parcourir chacune 10 000 kilomètres par an.

Par contre, dresser des pales sur la mer n’est pas aussi simple que sur notre bonne vieille terre ! L’installation d'éoliennes en mer est beaucoup plus coûteuse qu'à terre : les mâts doivent être étudiés pour résister à la force des vagues et du courant, la protection contre la corrosion doit être renforcée, l'implantation en mer nécessite des engins spécialisés, le raccordement électrique implique des câbles sous-marins coûteux et fragiles et la moindre opération de maintenance peut nécessiter de gros moyens. Voilà qui ne décourage pas notre ministre, la carte ci-dessus vous montre les onze zones envisagées à ce jour par l'État pour le développement de l'éolien en mer. Huit, en rouge, sont classées comme « prioritaires », et trois, en bleu, comme « éventuelles ».

Il est vrai que la France possède de gros atouts : Un environnement géographique favorable : le 2ème gisement naturel en Europe, des grands groupes dans les 5 activités prépondérantes de la filière, (construction des fondations, raccordements au réseau électrique, installation, exploitation et maintenance). Une tradition d’ingénieur qui a donné à la France des compétences fortes (BTP, Métallurgie, mécatronique, aérodynamique, électronique de puissance et raccordement électrique), Notre avance technologique repose spécifiquement sur les éoliennes adaptées à la mer (éolienne flottante chez Technip, turbine géante chez Areva et EDF, niches technologiques pour Alstom et EDF)

Mais il y a aussi des irréductibles gaulois qui râlent contre ces moulins du large, si les pêcheurs français sont en général opposés, certain maires semblent moins réservé qu’à l’origine. Si vous voulez vous faire une idée plus précise des positions de chacun, la Commission particulière du débat public (CPDP) chargée de statuer a mis en ligne des vidéos concernant un REX sur deux parcs d’éolienne off shore situés au Danemark. Visible ici : http://www.debatpublic-eolien-en-mer.org/informer/voyage-etude-danemark.html

Rappelez vous : Dans la mythologie grecque, Éole le maître des vents est le fils de Poséidon, dieu des mers et des océans en furie, espérons que le père sera clément avec le fils !

mercredi 29 septembre 2010

Secteur 3 : Les biocarburants

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Ethanol, colza, maïs, betterave, soja, tournesol...Vous n’êtes pas nés à la campagne ? La binette n’est pour vous qu’un produit d’entretien à double effet ? C’est pas grave effi21 est là pour vous aider à vous faire une idée sur la question !

Vous le savez, les oiseaux de mauvais augure (cela peut nous arriver parfois !) annoncent la fin du pétrole pour demain matin à l’échelle d’une civilisation. Mais, c’est pas grave, Etats et agriculteurs affichent la solution miracle qui nous permettra de prolonger notre chère modèle énergétivore, une solution énergétique et écologique à la fois, puisqu’elle sent le purin, j’ai nommé les agrocarburants. Mais cet « or vert », de 1 er génération, sur lequel on a dit beaucoup de mal, n’est pas sans poser de débats. Vous le savez, remplir le réservoir d’un 4x4 avec des agro carburants revient à alimenter une famille de 4 personnes pendant 1 an ! La concurrence entre les réservoirs et les estomacs fait rage ! D'ou une solution encore plus écologique : Les biocarburants de 2èm génération,

Là, plus de problème puisque on ne touche plus au fruit ou à la partie exploitable par la filière alimentaire et on s’intéresse aux composés ligno-cellulosique (bois, feuilles, paille etc.). qui, à part la tique ne feront pas de tord à personne ! Il y a même une 3 ème génération dans les cartons (les algues !), sans doute une solution d’avenir, si on compte le nombre de start up qui se sont engouffrés dans le filon !

Un petit rappel : Les biocarburants sont produits à partir de la matière organique (biomasse) On en trouve principalement deux types : ceux compatibles avec le gazole et destinés aux moteurs diesels et ceux compatibles avec l'essence. Les premiers sont actuellement fabriqués à partir de graines oléagineuses (en France, principalement à partir de colza et de tournesol). Dans la filière essence, ils sont composés d’éthanol et d’un dérivé industriel de l'éthanol, les céréales et coproduits de betterave étant les principales ressources utilisées pour leur production.

Dans le but d‘éviter la concurrence entre usages et dans celui d’améliorer le bilan carbone des biocarburants, il est nécessaire d’industrialiser la seconde génération de biocarburants (obtenus à partir de résidus agricoles et forestiers, de cultures dédiées et de déchets organiques) et de développer la troisième génération de biocarburants (obtenus à partir de micro-algues dont la croissance aura été accélérée par l'absorption de CO2). Si ces deux générations diffèrent en termes de maturité, d’acteurs, de gisements et de potentiels de développement, la France se caractérise par une ressource potentiellement utilisable importante, mais un retard technologique déjà important.

Si vous passez sur l’A7 au sud de Lyon vous avez sans doute remarqué, les bâtiments prestigieux d’un groupe pétrochimiste national leader sur le plan international. (IFP) Grâce à notre politique volontariste, la France est première producteur de biocarburants dans l’UE et ses 10 années d’expériences lui assurent une maîtrise de la logistique d’incorporation et de distribution, ainsi qu’une connaissance des problèmes de compatibilité moteurs (IFP à Lyon est leader européen)

De plus, nous disposons de structures de recherche publique de premier plan et reconnues au niveau mondial dans le domaine (INRA, CNRS, IFREMER, IFP, …)

C’est sûr cette filière est un vrai gisement d’emploi pour dans 10 ans ! (comme diraient les guignols !)

A l’heure où la sobriété énergétique, la pollution atmosphérique et la société sans pétrole font la une de l’actualité, les champs du monde entier sont sollicités pour alimenter nos voitures. Envisager de nouveaux modes d’échange et de transport, serait sans doute une solution à plus long terme, long terme...qui a dit long terme ?

lundi 20 septembre 2010

Secteur 2 : Les ENR marines

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Dans la série : Les 7 filières prioritaires dans lesquelles la France pourrait jouer un rôle de premier plan, épisode numéro 2 : Les ENR marines.

Vous connaissez la rengaine, le pic pétrolier arrive, il faut diversifier son mix, et parmi les solutions alternatives…la mer pourrait bien nous aider à passer le cap ! Le potentiel est énorme :

Rien que pour les marées, on estime que l'énergie naturellement dissipée annuellement est évalué à 22 000 TWh soit l'équivalent de la combustion de moins de 2 Gtep. Ce chiffre est à comparer à la consommation d'énergie de l'humanité, de l'ordre de 10 Gtep/an Malheureusement, Seule une toute petite fraction de cette énergie est récupérable et l'énergie marémotrice ne pourra contribuer pour l'avenir que pour une très faible part à la satisfaction des besoins mondiaux

Mais le panel des ENR marines est large, La filière comprend sept typologies : l’énergie hydrolienne, l’énergie marémotrice, l’énergie houlomotrice, l’énergie éolienne en mer, l’énergie thermique des mers, la biomasse marine et l’énergie des gradients de salinité. Nous n’allons pas passer en revue toutes ces filières, car le blog n’y suffirait pas.

Bien que certains projets d’envergure aient d’ores et déjà été développés, et que le Premier Ministre ait annoncé le 3 décembre 2009 que la ville de Brest accueillerait au sein de l’IFREMER, la future plate-forme des énergies marines, la filière n’est globalement qu’en émergence, les premiers démonstrateurs de taille industrielle ne sont attendus que vers 2015.

La France comme dirait Charles Trenet a assurément une carte à jouer :

- Une zone maritime immense de 11millions de km², un littoral qui compte 1 948 km de côtes sableuses (35,2 % du linéaire total), et 2 269 km de côtes rocheuses, Pardon messieurs les géographes, j’ai découvert à cette occasion que la longueur totale du littoral des côtes française incluant les territoires d'outre mer n'a jamais été calculée avec précision, cela varie selon le mode de calcul (à cause de l’aspect fractal des côtes très découpées). Si on rajoute, un contexte politique favorable avec le Grenelle de la Mer qui promeut le développement des énergies marines et une expérience certaine dans l’énergie marémotrice (Le barrage de la Rance est le plus grand du monde), cela donne à la France de sérieux atouts

Mais coté faiblesse, il y a aussi de solides arguments :

Un coût encore élevé du câble électrique (0,5 M€/km) engendrant des coûts structurels Importants, un tarif de rachat de l’énergie marine fixé depuis seulement 2007 non incitatif (150 €/MWh pour l’hydrolien) et surtout : Parvenir à résoudre les risques techniques liés à la dureté de l’environnement, tous les gens qui ont un bateau savent à quel point le milieu est rude ! coté recherche, on attend toujours le matériaux miracle qui résistera au sel, au froid, à l’eau…

En matière d’énergie, la tempête s’annonce très rude et il faudra de solides ancrages aux éoliennes de mer pour résister aux intempéries qui s'annoncent à l'horizon !

vendredi 17 septembre 2010

Secteur 1 : véhicules décarbonés,

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Le secteur du transport est aujourd’hui responsable d’un quart des émissions de CO2 en France et les importations de pétrole représentent de l'ordre de 7% du total des importations françaises. 2 bonnes raisons de se bouger ! Confrontée à la hausse durable et significative du prix des carburants et au réchauffement climatique, l'industrie automobile est appelée à se transformer en profondeur.

Messieurs les ingénieurs a vos calculettes : L’équation est simple conserver notre niveau de mobilité et réduire les émissions de GES ..

Qui a dit pas possible ?

Rappelons que la physique est têtue et que La pile à combustible et l’électricité ne sont des solutions que pour la France en raison de son mix très nucléarisé ! Si on raisonne à l’échelon global, Partout ailleurs dans le monde, l’électricité est produite grâce à des centrales thermiques au charbon et substituer un moteur thermique essence par un moteur électrique serait encore pire (si on inclut les émissions liées à la fabrication de ce courant électrique). Alors…La peste ou le choléra ? (Je ne parle pas de la filière hydrogène qui est issue du méthane, pas vraiment une ENR !)

En France, l’industrie auto constitue par ailleurs une industrie historique et phare, l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur étant présent (moteur électrique, équipements de charge, batteries, services, …). Dans ce climat favorable : onze projets de recherche ont été retenus OK il subsiste des problèmes de prix, de batterie (pas assez de lithium pour tout le monde, d’autonomie, mais quand même ! tant que y a de la vie, y a de l’espoir ! Et parmi les 11 projets sélectionnés par le ministre figurent ainsi plusieurs TQM (Tri ou Quadri cycles à Moteurs) pas plus gros qu'une voiture sans permis, qui outre le problème de l’énergie s’attaquent à un problème souvent oublié, celui de l’encombrement urbain !

Le projet FOREWHEEL (présenté par MICHELIN, HEULIEZ, le CEA, l'ENSMA et ORANGE), propose des moteurs de traction et de suspension dans les roues (plus de transmission !). Le freinage y sera lui aussi intégré et ne se fera plus par friction mais par récupération de l'énergie de freinage. Fini le gâchis, La bonne énergie cinétique évacuée en chaleur à chaque freinage et qui chauffe les petits oiseaux...c’est terminé !

Elle est désormais récupérée pour faire tourner une dynamo ! Voilà bien l’enjeu techno numéro 1 : trouver un système d’alterno-démarreur de forte puissance, suffisamment efficace pour downsizer les moteurs thermiques (forte réduction de cylindrée). Et pouvoir coupler un moteur conventionnel de très faible puissance (1l/100) avec un moteur électrique.

Voilà la techno d’avenir !

Mais il n’y a pas que les VL qui bougent, les PL ont aussi leur docteur foldingo, par exemple, MELODYS, proposé par RENAULT Trucks, PVI et l'IFP, qui consiste à réaliser 3 démonstrateurs de véhicules hybrides rechargeables lourds (12 tonnes) équipés de moteurs électriques. Ils permettront d'expérimenter leurs usages dans diverses configurations (véhicules pour livraisons urbaines, véhicules frigorifiques, bennes à ordures ménagères). Les PL aussi s’y mettent !

Autant de projet pour des technos encore jeunes et pas encore totalement stabilisées et qui rappellent l’ambiance du début du siècle, Je vous rappelle que Le premier véhicule électrique, est construit par Thomas Davenport en 1834 !

Si vous souhaitez approfondir le sujet, rendez vous sur notre site un très bon pdf téléchargeable fait le tour du problème

jeudi 16 septembre 2010

Les filières industrielles stratégiques de l’économie verte

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Dans une étude de mars 2010, le Commissariat Général au développement durable (CGDD) a analysé les forces et les faiblesses des filières dites de la croissance verte. Le but final de cette étude tel que jean-louis Borloo l’a lui-même définit était « éviter le saupoudrage » et d’être en capacité de proposer une stratégie industrielle pertinente pour miser sur les chevaux gagnants, comprenez les secteurs à fort potentiel ou la France a une carte a jouer sur le plan mondial !

Dans un contexte de restrictions budgétaires, il était important de miser sur les bons chevaux pour maximiser l'impact de chaque filière dans la croissance verte française. Ce rapport a été soumis à consultation en mars dernier et est téléchargeable sur le site du ministère.

Sont à l'honneur, les filières qui permettent de lutter contre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre par une moindre consommation d’énergie ou par le développement de sources d’énergie décarbonées, mais pas seulement !

Les filières qui ont pour conséquence, plus globalement, de réduire la consommation de ressources naturelles, notamment à travers le recyclage des déchets ou le retraitement de l’eau ressortent également du rapport. Cette seconde catégorie de préoccupations répond moins à des considérations environnementales qu’à un souci d’anticiper les conséquences de la reprise de la croissance, en particulier dans les pays émergents, et ses conséquences en termes de pression sur la demande de matières premières.

Vous avez de la chance effi21 vous épargne la lecture des 174 pages du rapport, et vous fait un résumé du résumé : Les analyses et concertations menées conduisent à distinguer 7 filières prioritaires

  • véhicules décarbonés,
  • énergies marines,
  • biocarburants de 2ème et 3ème générations,
  • éolien off-shore,
  • bâtiment à faible impact environnemental,
  • captage, stockage et valorisation de CO2,
  • recyclage et valorisation des déchets

Effi21 vous propose de passer en revue ces 7 filières dans une série dont vous connaissez le principe pour essayer de dénicher les enjeux industriels forts qui feront sans doute les emplois de demain !